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Yaa Baa: Production, trafic et consommation de méthamphétamine en Asie du Sud-Est continentale

Yaa Baa:
Production, trafic et consommation de méthamphétamine en Asie du Sud-Est continentale.

Pierre-Arnaud Chouvy et Joël Meissonnier

L’Harmattan
2002
IRASEC, Paris – Bangkok (ISBN 2-7475-2397-7)


QUATRIEME DE COUVERTURE

Yaa baa, “le médicament qui rend fou”. En Thaïlande le surnom de la méthamphétamine sonne comme un avertissement, mais il n’a pas dissuadé des centaines de milliers de Thaïlandais, jeunes pour la plupart, de s’y adonner avec plus ou moins de retenue. “Drogue de travail” ou “drogue de loisir”, il s’agit d’un véritable phénomène de société qui n’est pas étranger aux évolutions économiques et aux mutations culturelles qu’à connu le royaume au cours de ces dernières décennies. Ce livre s’efforce de donner des explications à un engouement qui touche également d’autres pays de la région. Il replace la consommation de méthamphétamine dans les logiques du narcotrafic dont les ressorts sont à rechercher aux marges orientales de la Birmanie, en plein cœur du Triangle d’Or.

Table des matières

Remerciements

Conventions orthographiques

Glossaire

INTRODUCTION

PREMIERE PARTIE : YAA BAA, UNE DROGUE ILLICITE DU TRIANGLE D’OR : GEOHISTORIQUE ET GEOPOLITIQUE DE LA PRODUCTION ET DU TRAFIC

CHAPITRE 1 : LA METHAMPHETAMINE

1.1. De la dépendance

1.2. Mode d’action de la méthamphétamine

1.3. Effets de la méthamphétamine

1.4. Traitement des consommateurs

CHAPITRE 2 : L’HISTOIRE D’UN PRODUIT ET LES TECHNIQUES DE SA PRODUCTION

2.1. Histoire des amphétamines et de la méthamphétamine

2.2. Manufacture de la méthamphétamine

CHAPITRE 3 : LE CONTEXTE HISTORIQUE ET GEOGRAPHIQUE DU TRIANGLE D’OR

3.1. L’Or et le Triangle

3.2. L’émergence du Triangle d’Or et de certains de ses acteurs

3.3. Diversification des productions du Triangle d’Or

CHAPITRE 4 : PRODUCTION ET TRAFIC DE METHAMPHETAMINE EN ASIE DU SUD-EST CONTINENTALE

4.1. L’explosion de la production de yaa baa dans le Triangle d’Or

Les cas du Cambodge et du Laos

La production chinoise

4.2. Les itinéraires du trafic de méthamphétamine dans le Triangle d’Or

Les routes du nord thaïlandais

Les routes du Laos

Les itinéraires cambodgiens

Les routes du sud thaïlandais

Diversification et complexification des itinéraires

4.3. Du contexte socio-économique frontalier

SECONDE PARTIE : LES ITINERAIRES DU YAA BAA – CIRCULATION ET USAGES DE LA METHAMPHETAMINE EN THAÏLANDE

CHAPITRE 5 : DU PRODUCTEUR AU CONSOMMATEUR

5.1. Une chaîne d’intermédiaires

Quitter les régions frontalières

L’influence des grossistes

Les semi-grossistes travaillent dans l’ombre

Les détaillants et les revendeurs sont issus des rangs des consommateurs

5.2. L’approvisionnement des consommateurs aux quatre coins de la Thaïlande

L’Ouest

Le Nord

Le Nord-Est

Le Sud

 CHAPITRE 6 : CONSOMMATION DANS LES MILIEUX MODESTES

6.1. En milieu ouvrier, un fortifiant qui encourage l’effort

Une culture du stimulant

Risques sociaux

6.2. La drogue de l’indigence

Un réservoir de main d’œuvre au service du trafic

De l’ouvrier au chômeur

Les enfants sans domicile fixe

Les prostituées et les victimes du trafic d’êtres humains

Les réfugiés et les travailleurs immigrés

CHAPITRE 7 : LES JEUNES, CIBLE PRINCIPALE DU YAA BAA

7.1. L’usage de méthamphétamine cimente le groupe de jeunes

Processus d’identification au groupe de pairs

Just for fun ?

Le yaa baa : élément fédérateur d’une classe d’âge ?

Une consommation ritualisée

Drogue ou médicament : le piège des représentations

Une drogue pas si nouvelle

Une politique de prévention contre-productive

L’aboutissement d’une histoire addictive

7.2. Une dépendance à la substance autant qu’au revendeur

Apparition d’effets secondaires

La stigmatisation ou le début de l’exclusion

TROISIEME PARTIE : CONTEXTE SOCIOLOGIQUE DE L’EXPLOSION DE LA CONSOMMATION DE METHAMPHETAMINES EN THAÏLANDE

CHAPITRE 8 : HERITAGE DIFFICILE POUR LES NOUVELLES GENERATIONS

8.1. Une tradition séculaire de contrôle politique, économique et social

8.2. 1960-1990 : Impuissance des salariés, revendication radicale et émergence d’une classe « moyenne »

8.2. Déclin de la politisation, croissance de la dérision

CHAPITRE 9 : COMMENT LES INSTITUTIONS « DESARMENT » LES JEUNES FACE A LA DROGUE

9.1. L’école : une éducation laxiste dans un cadre rigide

Programmes scolaires : stratification et dépendance

Ecoles secondaires : une porte ouverte au yaa baa

9.2. Les recompositions familiales et l’augmentation de la toxicomanie

Une structure représentative de la société

La mobilité des familles : un élément de la diffusion du yaa baa

Nouveaux équilibres au sein de la famille en milieu urbain

9.3. Le Sangha et les « valeurs thaïes »

Les limites du monastère

Quelle identité culturelle ?

CHAPITRE 10 : OBJET DE LA STIMULATION ET INTERET ECONOMIQUE : UNE TENTATIVE DE MODELISATION

10.1. Les idéaux-types

Confrontation des idéaux-types aux profils réels de consommateurs

Perspective dynamique

10.2. Portée et limites du modèle

Extrapolations à trois pays limitrophes

Au Cambodge

En Birmanie

Au Laos

L’apparition de l’ecstasy : une distinction sociale et un nouveau clivage

CONCLUSION

BIBLIOGRAPHIE

INDEX


Introduction

Au cours de la décennie 90, l’Asie du Sud-Est a connu une explosion de la consommation de drogues de synthèse, principalement celle des Amphetamine Type Stimulants ou ATS. L’ecstasy et la méthamphétamine surtout inondent littéralement le marché des drogues illicites.

La méthamphétamine, si elle est principalement produite en Birmanie, l’est également en de nombreux points du territoire thaïlandais où elle est connue sous le nom de yaa baa, ce qui signifie « pilule de folie ». L’appellation première, yaa maa ou « remède de cheval », correspondait également au nom d’une compagnie pharmaceutique locale. En 1996, le ministre de la Santé de l’administration du général Chavalit Yongchaiyudth (novembre 1996 – novembre 1997), Sanoh Thienthong, a donc décidé de parler non plus de yaa maa mais de yaa baa [1], en essayant de changer l’image d’un produit dont la consommation prenait déjà des proportion inquiétantes.

Si la consommation régionale de ce psychotrope est très nettement concentrée en Thaïlande, elle tend de plus en plus à se répandre au Laos, au Cambodge, au Vietnam, en Malaysia et en Chine. A Macao et Hong Kong, la consommation dite « récréative » est également importante. D’une manière générale, un niveau de développement supérieur à la moyenne régionale semble faciliter le développement de la consommation d’ATS qui touche surtout les populations jeunes, écoliers et étudiants notamment. L’accès aux moyens de divertissement nocturnes de type occidental, basés sur la diffusion des modes techno est, il est vrai, caractéristique de la Thaïlande et de Hong Kong.

Mais les ATS sont également consommées par d’autres couches de la population, des chauffeurs routiers aux agriculteurs, en passant par les immigrés illégaux, engagés ou non dans le marché de la prostitution, et les réfugiés politiques originaires de Birmanie. Le yaa baa est particulièrement prisé des travailleurs puisque sa consommation augmente leur capacité de travail manuel et/ou, intellectuel. En Thaïlande, les ATS peuvent ainsi être perçus à la fois comme des drogues de travail et de divertissement, à la différence de l’héroïne qu’elles tendent à détrôner depuis le milieu de la décennie 90. L’explosion de la production de méthamphétamine en Birmanie, en grande majorité dans la zone de contrôle Wa de la United Wa State Army (UWSA), s’est bel et bien traduite en Thaïlande par une augmentation vertigineuse du trafic et de la consommation. Ainsi, les services thaïlandais redoutaient-ils, à juste titre, une production 2000 estimée à plus de 600 millions de pilules [2].

Les conséquences de l’augmentation de la consommation sont d’ordres divers. La santé publique peut à terme être menacée, les individus s’adonnant à ces pratiques étant en effet susceptibles de subir des dommages nerveux et psychologiques irréparables. La capacité économique nationale peut aussi être altérée dans la mesure où les forces vives de certaines régions, urbaines surtout, mettent en péril leurs facultés de production.

La consommation de drogues en général et d’ATS plus particulièrement affecte également la sécurité, intérieure et extérieure, des pays concernés. De ce point de vue, le cas de la Thaïlande est éloquent. La mobilisation des forces armées, de la police et des douanes, et le déploiement de moyens de lutte contre le narcotrafic et la violence qui lui est associée, sur la frontière birmane, prend des proportions inégalées depuis la fin des menaces révolutionnaires d’influence marxiste. La reconversion d’organes de lutte anticommuniste, comme la concentration le long de la frontière birmane des forces démobilisées des fronts laotiens et cambodgiens, illustrent bien l’ampleur du problème.

Il apparaît de fait que le problème des ATS en Thaïlande, comme dans le reste de l’Asie du Sud-Est et en Chine, s’inscrit dans un cadre narcoéconomique général constitué par la production, le trafic, la consommation illicites et le blanchiment. Si l’amont de la chaîne se situe au niveau de la production, les mécanismes particuliers du trafic et les modalités de la consommation font partie intégrante des push and pull factors (facteurs de rétrocaction) caractéristiques des dynamiques de l’économie des drogues illicites. La consommation, qui n’existe que grâce à la production, a par exemple des effets en retour sur le développement de la production, à travers l’implication de certains consommateurs dans les activités de trafic et de commercialisation. De fait, si certains marchés de consommation peuvent être créés ou stimulés par l’introduction d’un produit, la production n’existe que pour répondre à une demande. Une étude des impacts et des conséquences de la consommation des ATS doit donc être replacée dans le contexte plus large de la narcoéconomie régionale.

L’approche géographique et géopolitique semble également incontournable lorsqu’on observe la direction, l’évolution et la complexification des flux, la localisation des zones de production et de celles de consommation. L’explosion de la consommation en Thaïlande n’a d’égal que l’explosion de la production en Birmanie.

Puisqu’il s’agit ici de l’économie des drogues illicites, il convient en premier lieu de préciser la notion même de drogue. Si elle peut être définie en fonction de la présence dans certains produits de composés chimiques particuliers, elle relève également de la législation internationale sur les stupéfiants. Mais, la drogue, outre la nature des effets biodynamiques qu’elle induit, se définit essentiellement, pour reprendre les mots du pharmacognosiste J.-M. Pelt, par les rapports que celui qui la consomme entretient avec elle [3]. On peut donc dire qu’il faut qu’un composé chimique donné soit consommé d’une façon particulière pour qu’il puisse répondre à l’appellation de « drogue », le mode et la fréquence de consommation, décidés par chaque individu, créant alors sa propre accoutumance au produit.

C’est donc le consommateur, à travers sa pratique, qui détermine quelle substance sera, pour lui, une drogue. En réalité, point n’est besoin de substance toxique, donc de toxicomanie, pour qu’un « drogué » existe, mais d’une pratique excessive, d’un recours abusif, ainsi que l’addiction au sport, au jeu, au travail ou encore au sexe a pu amplement le montrer [4] . Certaines de ces activités pouvant également mettre en jeu la libération par le corps humain de substances actives, adrénaline ou endorphines, le produit lui-même ne doit pas être considéré comme la cause intrinsèque de l’addiction [5].

S’agissant de la lutte contre les pratiques addictives [6], il conviendrait donc de s’interroger sur les effets et les modes de consommation plus que sur les produits eux-même. Dans cet esprit, on pourra douter de l’efficacité des campagnes d’éradication, base des « politiques anti-drogues », qui entretiennent, plus qu’elles ne contiennent, les dynamiques du trafic. Il est ainsi fort probable qu’une focalisation sur la drogue dans la guerre qui lui est menée soit plutôt contreproductive.

C’est à partir du contexte thaïlandais que nous nous proposons de mener notre étude sur l’engouement pour la méthamphétamine. Ses usagers ont, à son égard, des attentes diverses que nous nous sommes employés à comprendre en les interrogeant.

La singularité du yaa baa vient du fait que cette drogue renverse les clivages communs. Elle ne se positionne pas sur un segment du marché des produits psychotropes, mais sur ce marché dans son ensemble. En Thaïlande, loin d’épouser le modèle classique qui veut qu’une drogue soit plus volontiers consommée par une catégorie sociale, le succès du yaa baa est aussi indéniable parmi les « enfants des rues » que parmi la « jeunesse dorée ». D’autre part, le yaa baa se place en rupture avec les modèles qui postulent qu’une drogue est généralement davantage prisée en milieu urbain qu’en milieu rural. Ce second paradoxe est patent dans certaines campagnes « sensibles », théâtre d’un usage particulièrement important. Enfin, si la méthamphétamine est consommée par une écrasante majorité de jeunes voire de très jeunes thaïlandais ― écoliers, lycéens ou étudiants ―, c’est le fruit d’un étonnant renversement de tendance puisque, moins de dix ans auparavant, elle était très majoritairement appréciée des adultes exerçant une activité professionnelle.

Pour le moins énigmatique, ce produit aux multiples propriétés jouit d’une représentation favorable qui le hisse au rang des substances vertueuses et idéales dont peu d’effets secondaires sont connus ou reconnus. Vus par ses zélateurs, le yaa baa aurait tous les avantages d’une drogue sans en avoir les inconvénients. Forte de cette représentation édulcorée séduisante, cette substance répond aux aspirations variées des consommateurs thaïlandais.

Dans l’intention de démêler l’entrelacs des hypothèses communément avancées pour expliquer l’explosion de la consommation de méthamphétamine en Thaïlande, nous avons choisi pour fil conducteur deux clivages qui partagent indéniablement la population des usagers. De la diversité des pratiques et des représentations du produit, émerge une frontière entre les jeunes et les moins jeunes. Une seconde barrière s’institue entre les milieux populaires et les plus aisés, témoignant de logiques de stimulation radicalement opposées.

Après nous être intéressés à la production et afin d’apporter des éléments d’explication à la consommation de yaa baa, nous utilisons dans la deuxième partie de cet ouvrage la « méthode des itinéraires » qui nous permet de comprendre le cheminement des pilules de méthamphétamine. Cette approche sociologique se veut pragmatique. Elle tente de décrire une circulation matérielle tout en veillant à mettre en lumière les enjeux et les interactions sociales dans lesquelles se placent les intermédiaires entre le producteur et le consommateur final. L’objectif est de conserver une perspective cinématique, de restituer le mouvement qui entraîne chaque jour de nouveaux usagers à s’intéresser au yaa baa comme celui qui incite de nouveaux revendeurs à « trafiquer ». L’élaboration d’un itinéraire du yaa baa permet en outre d’identifier géographiquement les points de passage possibles, les ruptures de charge dans le transport, les moments et les lieux où il change de main et donc de responsable et de propriétaire.

La seconde partie de notre livre donne un aperçu historique des circonstances dans lesquelles de nouvelles générations de jeunes thaïlandais ont vu le jour. Il s’agit ici de comprendre les fondements socio-historiques de la consommation de méthamphétamine. Les années 70 annonçaient l’émergence d’une société douée d’une conscience politique et instruite, c’est une génération dotée d’ambitions plus que de convictions qui verra le jour dans les années 80. A l’issue des années 90, une jeunesse hédoniste et éblouie par la société de consommation sera encline à utiliser de la méthamphétamine. Nous nous attachons ici à isoler deux institutions, l’école ― et indirectement la religion ― ainsi que la famille, qui se distinguent dans la manière dont elles participent, malgré elles, à la croissance du nombre des consommateurs. Nous relatons la manière dont, selon nous, elles « désarment » les jeunes face à la drogue.

Prenant en compte les pratiques de consommation des jeunes comme celles des moins jeunes, les pratiques rurales ainsi qu’urbaines, nous construisons finalement un modèle qui répartit les usagers de yaa baa sur deux axes : celui des raisons de la stimulation et celui de l’intérêt financier. Cette abstraction, visant à simplifier sans la dénaturer une réalité complexe, nous permet de restituer de manière synthétique la complexité sociale. En outre, elle nous ouvre la possibilité d’élargir le cadre géographique de notre analyse en dégageant des hypothèses sur l’usage de méthamphétamine dans trois pays voisins de la Thaïlande : le Laos, la Birmanie et le Cambodge.

Pierre-Arnaud Chouvy et Joël Meissonnier

© 2002 IRASEC – L’Harmattan

[1] Cf. Bangkok Post : « Yaa maa is now ‘Madness Drug’ », 19 juillet 1996 ; « Old habits die hard », 6 décembre 1998 et Gavroche, « Yaa baa, la pilule qui rend fou », juillet 2000.

[2] Cf. Bangkok Post, « Border supplies compound the problem », 23 novembre 1998 ; « Junta gets blame for drug threat », 18 mars 2000

[3] Jean-Marie Pelt, Drogues et plantes magiques, Paris, Fayard, 1983.

[4] A propos de l’addiction à la pratique sportive, voir Claire Carrier, « Approche clinique du dopage », in Revue Toxibase, n° 3, septembre 2001, p. 11-14.

[5] J.-M. Pelt, 1983, p. 14. Voir également Antonio Escohotado, A Brief History of Drugs. From the Stone Age to the Stoned Age, Rochester, Park Street Press, 1999, p. 161.

[6] Les pratiques addictives sont celles qui entraînent une dépendance à un produit ou à une activité. Si le terme anglais d’ « addiction » peut être traduit en français par « dépendance », l’adjectif « addictive », quant à lui, n’a pas d’équivalent dans notre langue, ce qui justifie son emprunt. Il existe désormais des départements d’ « addictologie » dans certains hôpitaux français. Des études y sont menées sur les phénomènes de dépendance observés à l’égard de produits ou de pratiques non « toxiques » et ne relevant donc pas forcément de la toxicologie ou de la toxicomanie : le jeu ou même le travail peuvent en constituer des exemples.

About the author

Pierre-Arnaud Chouvy

ENGLISH
Dr. Pierre-Arnaud Chouvy holds a Ph.D. in Geography from the Sorbonne University (Paris) and an HDR (Habilitation à diriger des recherches or "accreditation to supervise research"). He is a CNRS Research Fellow attached to the PRODIG research team (UMR 8586).

FRANCAIS
Pierre-Arnaud Chouvy est docteur en géographie, habilité à diriger des recherches (HDR), et chargé de recherche au CNRS. Il est membre de l'équipe PRODIG (UMR 8586).

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